Complément à l’anamnèse

6 sujets de 1 à 6 (sur un total de 6)
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    Messages
  • #23962
    Katia
    Participant

      Coucou !

      Afin de compléter votre anamnèse « orale », vous aidez-vous d’autres indicateurs comme la langue, le pouls, la forme du visage, la texture de la peau, etc… Je pense en particulier Christophe à ce tableau que tu avais partagé :

      Ceci afin de définir le tempérament de votre consultant et de choisir plus spécifiquement des plantes qui y correspondent.

      Ma deuxième question, travaillez-vous ainsi : En fonction du terrain – tempérament de votre consultant, privilégiez-vous des familles de plantes rafraîchissantes, asséchantes, réchauffantes…. ?

      Le cas échéant, intégrez-vous vos plantes, spécifiquement sélectionnées selon la constitution de votre consultant, au sein de votre proposition (parmi d’autres plantes plus symptomatiques) ou les proposez-vous seules en début de traitement.

      Un peu comme un remède uniciste en homéo pour rétablir d’abord un déséquilibre ?

      Merciiiiiiiiii !

       

       

      #23965
      Marie N. (mnphyto)
      Maître des clés

        Coucou Katia, merci de lancer les échanges sur ce sujet ! Pour ma part, étant en visio, forcément il n’y a pas de prise de pouls et je ne regarde pas la langue. Ceci étant je vais toujours poser la question de l’aspect de la langue, voir s’il la cliente a remarqué des singularités (langue crénelée, langue blanche, ..), et d’ailleurs j’aimerais beaucoup me former sur ce sujet. La forme du visage, je ne regarde pas car je ne comprends pas comment on peut associer une condition de santé à un aspect morphologique. La texture de la peau, je vais surtout demander s’il y a des problèmes de peau, si la peau est grasse sèche ou fragile oui. Pour le terrain chaud/froid/sec/humide ça me sert de plus en plus, pas pour définir la stratégie ou l’orientation mais plutôt pour savoir si je choisis l’ortie (asséchante car diurétique + tanins) ou la spiruline, le gingembre (réchauffante, un peu trop « feu » pour certaines personnes) ou la partenelle (si migraines avec besoin de froid), la rhodiole (intéressante si tension basse) ou l’ashwaganda, etc. Ces dernières que j’intègre dans un mélange. Mais il se peut que dans les années à venir je change ma façon de pratiquer. Par exemple, pour une condition humide avec rétention d’eau je vais directement penser au noisetier en gemmothérapie, alors que je pourrais aussi travailler sur le déséquilibre hormonal d’abord. Mais quelque part, j’ai compris avec une de mes dernières clientes qu’une lymphe qui stagne, ça n’est vraiment pas bon. Et donc du coup, autant travailler à la fois sur la cause et la conséquence du problème. Sachant que la conséquence du problème est elle même la cause d’autres problèmes qui contribuent à entretenir le problème originel. Tu vois ?

        Je ne sais pas quelle est la meilleure méthode. Tant que ça fonctionne !

         

         

        #23967
        PHILIPPE ETIENNE
        Participant

          Salut,

          je ne travaille pas pour l’instant trop de cette manière mais je sais qu’il y a un bouquin qui a été écrit par un herboriste, phytothérapeute compétent qui donne des cours. Amazon.fr – Plantes médicinales & Tempéraments – Aux sources d’une phytothérapie traditionnelle – Vanopdenbosch, Yves – Livres

          #23974
          Katia
          Participant

            Coucou !

            Merci à vous deux !

            Oui, en effet Marie, causes et conséquences…. Stagnation avec noisetier et rajouter…. selon pathologies. Cela me semble très intéressant.

            Oui Philippe, j’ai lu les deux… mais j’aurais bien aimé échanger sur des exemples et expériences pratiques.

            Merci !

            #23975
            Christophe BERNARD
            Maître des clés

              Bonjour Katia,

              Lorsque j’ai démarré, j’avais bien l’intention d’essayer de comprendre le tempérament et la constitution de la personne avant de délivrer mon premier conseil. Est-ce que j’arrive à reconnaitre un tempérament tiré de certains courants de pratique (perso j’aime bien les 3 ayurvédiques), les tendances énergétiques chaud/froid/sec/humide, etc.

              Et puis je vois bien que c’est vraiment compliqué au premier échange. Parfois j’ai des bribes (« tiens, beaucoup de congestions, rétentions d’eau, ça circule mal, froid et humide, on va sortir le gingembre et l’achillée »), et parfois pas.

              En fait, je le découvre par morceaux au fil du temps. Si je travaille 2 ou 3 mois avec la personne, parfois j’ai une image partielle, parfois même pas pour une raison ou une autre. Si on travaille plus longtemps, alors c’est plus simple d’y arriver. Du coup, c’est presque en introduisant certains programmes et en observant les réactions que j’arrive à sentir la constitution. Ou alors en fonction de certains détails qui vont ressortir au fil du temps (« j’ai passé des vacances dans une région chaude et sèche et mes symptômes ont disparu ! »).

              Peut-être que je ne suis pas assez bon pour le voir dès le départ, ou que mes outils ne sont pas adaptés. En tout cas, ceci me permet effectivement d’affiner au fil du temps lorsque j’arrive à faire ressortir l’info. Mais c’est long et graduel.

               

              #23983
              Katia
              Participant

                Oui ! C’est définitivement fort complexe parfois…. mais quand on arrive enfin à saisir la complexité de la personne et que commence à se dessiner un profil un peu plus précis, on avance tellement plus vite je trouve…

                Affaire à suivre donc….

              • Auteur
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              • #23962

                Katia
                Participant
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                  Coucou !

                  Afin de compléter votre anamnèse « orale », vous aidez-vous d’autres indicateurs comme la langue, le pouls, la forme du visage, la texture de la peau, etc… Je pense en particulier Christophe à ce tableau que tu avais partagé :

                  Ceci afin de définir le tempérament de votre consultant et de choisir plus spécifiquement des plantes qui y correspondent.

                  Ma deuxième question, travaillez-vous ainsi : En fonction du terrain – tempérament de votre consultant, privilégiez-vous des familles de plantes rafraîchissantes, asséchantes, réchauffantes…. ?

                  Le cas échéant, intégrez-vous vos plantes, spécifiquement sélectionnées selon la constitution de votre consultant, au sein de votre proposition (parmi d’autres plantes plus symptomatiques) ou les proposez-vous seules en début de traitement.

                  Un peu comme un remède uniciste en homéo pour rétablir d’abord un déséquilibre ?

                  Merciiiiiiiiii !

                   

                   

                  #23965

                  Marie N. (mnphyto)
                  Maître des clés
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                    Coucou Katia, merci de lancer les échanges sur ce sujet ! Pour ma part, étant en visio, forcément il n’y a pas de prise de pouls et je ne regarde pas la langue. Ceci étant je vais toujours poser la question de l’aspect de la langue, voir s’il la cliente a remarqué des singularités (langue crénelée, langue blanche, ..), et d’ailleurs j’aimerais beaucoup me former sur ce sujet. La forme du visage, je ne regarde pas car je ne comprends pas comment on peut associer une condition de santé à un aspect morphologique. La texture de la peau, je vais surtout demander s’il y a des problèmes de peau, si la peau est grasse sèche ou fragile oui. Pour le terrain chaud/froid/sec/humide ça me sert de plus en plus, pas pour définir la stratégie ou l’orientation mais plutôt pour savoir si je choisis l’ortie (asséchante car diurétique + tanins) ou la spiruline, le gingembre (réchauffante, un peu trop « feu » pour certaines personnes) ou la partenelle (si migraines avec besoin de froid), la rhodiole (intéressante si tension basse) ou l’ashwaganda, etc. Ces dernières que j’intègre dans un mélange. Mais il se peut que dans les années à venir je change ma façon de pratiquer. Par exemple, pour une condition humide avec rétention d’eau je vais directement penser au noisetier en gemmothérapie, alors que je pourrais aussi travailler sur le déséquilibre hormonal d’abord. Mais quelque part, j’ai compris avec une de mes dernières clientes qu’une lymphe qui stagne, ça n’est vraiment pas bon. Et donc du coup, autant travailler à la fois sur la cause et la conséquence du problème. Sachant que la conséquence du problème est elle même la cause d’autres problèmes qui contribuent à entretenir le problème originel. Tu vois ?

                    Je ne sais pas quelle est la meilleure méthode. Tant que ça fonctionne !

                     

                     

                    #23967

                    PHILIPPE ETIENNE
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                      Salut,

                      je ne travaille pas pour l’instant trop de cette manière mais je sais qu’il y a un bouquin qui a été écrit par un herboriste, phytothérapeute compétent qui donne des cours. Amazon.fr – Plantes médicinales & Tempéraments – Aux sources d’une phytothérapie traditionnelle – Vanopdenbosch, Yves – Livres

                      #23974

                      Katia
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                        Coucou !

                        Merci à vous deux !

                        Oui, en effet Marie, causes et conséquences…. Stagnation avec noisetier et rajouter…. selon pathologies. Cela me semble très intéressant.

                        Oui Philippe, j’ai lu les deux… mais j’aurais bien aimé échanger sur des exemples et expériences pratiques.

                        Merci !

                        #23975

                        Christophe BERNARD
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                          Bonjour Katia,

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                          Et puis je vois bien que c’est vraiment compliqué au premier échange. Parfois j’ai des bribes (« tiens, beaucoup de congestions, rétentions d’eau, ça circule mal, froid et humide, on va sortir le gingembre et l’achillée »), et parfois pas.

                          En fait, je le découvre par morceaux au fil du temps. Si je travaille 2 ou 3 mois avec la personne, parfois j’ai une image partielle, parfois même pas pour une raison ou une autre. Si on travaille plus longtemps, alors c’est plus simple d’y arriver. Du coup, c’est presque en introduisant certains programmes et en observant les réactions que j’arrive à sentir la constitution. Ou alors en fonction de certains détails qui vont ressortir au fil du temps (« j’ai passé des vacances dans une région chaude et sèche et mes symptômes ont disparu ! »).

                          Peut-être que je ne suis pas assez bon pour le voir dès le départ, ou que mes outils ne sont pas adaptés. En tout cas, ceci me permet effectivement d’affiner au fil du temps lorsque j’arrive à faire ressortir l’info. Mais c’est long et graduel.

                           

                          #23983

                          Katia
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                            Oui ! C’est définitivement fort complexe parfois…. mais quand on arrive enfin à saisir la complexité de la personne et que commence à se dessiner un profil un peu plus précis, on avance tellement plus vite je trouve…

                            Affaire à suivre donc….

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