Fringales et problèmes métaboliques

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  • #13914
    Christophe BERNARD
    Maître des clés

    Question de Charlotte :

    Tu mentionnes à un moment les fringales et pulsion alimentaire comme étant l’expression d’un problème métabolique. A partir de quand une fringale ou un appétit plus gros n’est plus considéré comme normale mais entre dans cette catégorie? Est-il possible de développer un peu cette partie qui me semble concerner beaucoup de femmes (je comprends que tu ne veuilles rester dans le cadre du sujet de formation, j’aimerai juste des pistes si possibles, pour comprendre les mécanismes).

    #13915
    Christophe BERNARD
    Maître des clés

    Bonjour Charlotte,

    Dans le programme, je parle spécifiquement du cycle suivant : pulsions sucrées ➜ hyperglycémie ➜ hypoglycémie réactionnelle ➜ pulsion sucrée.

    On arrive à bien ressentir ce cycle. On a un coup de barre et on a envie de sucré. L’en-cas sucré donne temporairement plus d’énergie, on se sent mieux pendant quelques heures, pour ensuite repartir dans une baisse, qui fait qu’on a envie de sucré.

    Ceci est bien évidemment provoqué par une alimentation trop glycémique, mais aussi peut être signe d’une certaine résistance à l’insuline au niveau cellulaire. C’est ce qu’on appelle le syndrome métabolique, qui peut évoluer vers le diabète de type 2.

    Une fringale peut aussi être due à un coup de stress. Chez moi par exemple, un coup de stress m’emmène tout droit vers le placard. Je sais aujourd’hui que mon métabolisme du glucose est excellent, en particulier sortant d’un régime cétogène de plusieurs mois, et connaissant bien mes paramètres de glycémie. Mais là, c’est le stress qui crée cela chez moi. Donc ça peut être une autre cause.

    Donc retour à ta question : je considère que la pulsion alimentaire est liée à un problème glycémique lorsqu’il y a un fort ressenti de pic d’énergie puis de crash, ceci se répétant parfois plusieurs fois dans la journée, à partir du petit déjeuner (à la française, avec le premier coup de barre vers les 11h du matin).

    D’une manière générale, un coup de fatigue, un coup de stress, un coup au moral peut entraîner une pulsion alimentaire. Parce que c’est un réflexe animal – “je suis stressé, une période difficile arrive, il faut que je fasse mes réserves”. Parce qu’il y a souvent des raisons émotionnelles aussi – nourriture comme une maman qui rassure, parce qu’on a été un peu trop chouchouté à coup de sucreries lorsqu’on était gamin, etc.

    #13992
    Charlotte M.
    Participant

    merci pour ton éclairage 🙂 je me retrouve bien dans le reflexe du placard en cas de stress !

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  • #13914

    Christophe BERNARD
    Maître des clés
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    Question de Charlotte :

    Tu mentionnes à un moment les fringales et pulsion alimentaire comme étant l’expression d’un problème métabolique. A partir de quand une fringale ou un appétit plus gros n’est plus considéré comme normale mais entre dans cette catégorie? Est-il possible de développer un peu cette partie qui me semble concerner beaucoup de femmes (je comprends que tu ne veuilles rester dans le cadre du sujet de formation, j’aimerai juste des pistes si possibles, pour comprendre les mécanismes).

    #13915

    Christophe BERNARD
    Maître des clés
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    Bonjour Charlotte,

    Dans le programme, je parle spécifiquement du cycle suivant : pulsions sucrées ➜ hyperglycémie ➜ hypoglycémie réactionnelle ➜ pulsion sucrée.

    On arrive à bien ressentir ce cycle. On a un coup de barre et on a envie de sucré. L’en-cas sucré donne temporairement plus d’énergie, on se sent mieux pendant quelques heures, pour ensuite repartir dans une baisse, qui fait qu’on a envie de sucré.

    Ceci est bien évidemment provoqué par une alimentation trop glycémique, mais aussi peut être signe d’une certaine résistance à l’insuline au niveau cellulaire. C’est ce qu’on appelle le syndrome métabolique, qui peut évoluer vers le diabète de type 2.

    Une fringale peut aussi être due à un coup de stress. Chez moi par exemple, un coup de stress m’emmène tout droit vers le placard. Je sais aujourd’hui que mon métabolisme du glucose est excellent, en particulier sortant d’un régime cétogène de plusieurs mois, et connaissant bien mes paramètres de glycémie. Mais là, c’est le stress qui crée cela chez moi. Donc ça peut être une autre cause.

    Donc retour à ta question : je considère que la pulsion alimentaire est liée à un problème glycémique lorsqu’il y a un fort ressenti de pic d’énergie puis de crash, ceci se répétant parfois plusieurs fois dans la journée, à partir du petit déjeuner (à la française, avec le premier coup de barre vers les 11h du matin).

    D’une manière générale, un coup de fatigue, un coup de stress, un coup au moral peut entraîner une pulsion alimentaire. Parce que c’est un réflexe animal – “je suis stressé, une période difficile arrive, il faut que je fasse mes réserves”. Parce qu’il y a souvent des raisons émotionnelles aussi – nourriture comme une maman qui rassure, parce qu’on a été un peu trop chouchouté à coup de sucreries lorsqu’on était gamin, etc.

    #13992

    Charlotte M.
    Participant
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    merci pour ton éclairage 🙂 je me retrouve bien dans le reflexe du placard en cas de stress !

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