Précisions classifications

  • Ce sujet contient 6 réponses, 4 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par Anonyme, le il y a 2 années et 7 mois.
7 sujets de 1 à 7 (sur un total de 7)
  • Auteur
    Messages
  • #12539
    Anonyme

      Bonjour Christophe,

      Je suis super impressionnée par la qualité du module sur ton modèle de choix de plantes pour la grossesse qui est vraiment excellente !

      Ensuite c’était juste pour avoir une précision, le tableau avec les catégories du BSH (cat 1) et de M&B (cat A, B1, B2) c’est durant la grossesse sauf premier trimestre par principe de précaution? ou cela est précisé tout le temps dans le livre (comme pour le romarin pas au premier trimestre) et est en catégorie 1 même si on ne peut l’utiliser qu’au 3e trimestre? Exemple le framboisier (BSH cat 1 et M&B cat A) on peut l’utiliser que dans le 3e trimestre ou au long de la grossesse sachant qu’il me semblait qu’il favorisait les contractions utérines?

      Merci beaucoup !

      Belle soirée, 🙂

      Samantha

      #12558
      Christophe BERNARD
      Maître des clés

        Bonjour Samantha,

        Merci pour ce retour, justement j’étais curieux au sujet de la réception, je n’ai pas encore reçu grand chose, je pense que les participants sont un peu en retard sur les modules.

        Les classifications sont pour la grossesse en général et ne font pas de distinction entre trimestres 1, 2 ou 3. En revanche, implicitement, le praticien fera tout son possible pour éviter un conseil pendant le premier trimestre car c’est à ce moment là qu’il y a le plus de risque.

        Sachant aussi que parfois, il faudra un conseil pendant le premier trimestre. Nous allons bientôt aborder des problématiques type hyperemesis gravidarum ou prévention des fausses couches, et là, il faut agir.

        Il y a donc les règles de base (les classifications, les recommandations de type “choisir A uniquement, ou A et B1 seulement”). Et puis il y a les entorses aux règles. Mais il est toujours bon de commencer avec de bonnes fondations 🙂

        Pour le framboisier, on pourrait l’utiliser au trimestre 1, 2 et 3. Au trimestre 1, il a une certaine utilité, en petite quantité, comme plante minéralisante. Au T3, il prépare le myomètre pour le travail, et c’est là où il fournit toute sa valeur et on va le consommer à doses plus élevées. On va en reparler très bientôt.

        #12612
        Anonyme

          Merci beaucoup pour ces précisions ! 🙂

          #16395
          Anonyme

            Bonjour Christophe, Marie,

            Il y avait plusieurs endroits où je pouvais mettre ma question, j’ai choisi ici par rapport à l’utilisation pendant la grossesse et l’allaitement.

            J’ai lu récemment un article qui m’a poussé à creuser car je n’avais pas cela en tête suite à ce que tu nous avais donné dans tes cours sur l’ortie, urtica dioica. Certains praticiens la déconseillent pendant la grossesse et allaitement même si le niveau de preuve faible : potentiel risque abortif car serait emmenagogue, et on l’a retrouve d’ailleurs classé comme emmenagogue dans certains ouvrages (usage traditionnel chez Discoride – citation ici https://hal.univ-lorraine.fr/hal-01733415/document). As-tu déjà observé ceci? On l’associe à des mélanges pour reminéraliser le corps, redonner de la vitalité, et donc de ce que j’imaginerai l’effet serait plutôt indirect dans ce cas sur le retour de règles ou potentiels saignements ? + effet oestrogénique faible mais observé chez des rats (Jalili, C.; Salahshoor, M.R.; Yousefi, D.; Khazaei, M.; Shabanizadeh Darehdori, A.; Mokhtari, T. Morphometric and Hormonal Study of the Effect of Utrica diocia Extract on Mammary Glands in Rats. <span class=”html-italic”>Int. J. Morphol.</span> <b>2015). </b>Qu’en pensez-vous?

             

            Une question similaire sur l’utilisation de l’hibiscus espèce rosa sinensis et (à priori pas sabdariffa?) notamment en tout début de grossesse car il pourrait poser problème sur l’implantation du foetus? il aurait aussi des « effets emménagogues » qui stimulent les menstruations ou le flux sanguin vers l’utérus. Cela peut provoquer des saignements, des crampes ou même un travail précoce. Des recherches sont en cours car en Inde il serait utilisé comme contraceptif (file:///Users/nathaliefaggianelli/Documents/phyto-aroma/BIBLIO/hibiscus%20contraceptive.pdf).

            je serais heureuse de pouvoir avoir vos retours sur le sujet et en discuter !!! merci d’avance 🙂

            Nathalie F

            #16405
            Marie N. (mnphyto)
            Maître des clés

              Bonjour Nathalie

              Merci pour tes questions super interessantes

              En règle générale, on reste très prudent surtout pendant les 3 premiers mois de la grossesse, donc ortie ou hibiscus, s’il y a le moindre doute, je préfère ne pas les introduire durant cette période.

              Voici ce que dit le BSH : “iv. PregnanCy and laCtation : No adverse effects on implantation were observed in rats orally administered 250 mg/kg of an ethanol extract of stinging nettle leaf (Sharma et al. 1983). No other information on the safety of stinging nettle leaf during pregnancy or lactation was identified, although stinging nettle leaf is traditionally used as a nutritional supplement for pregnant and lactating women (Yarnell 1998).”

              Je lis par ailleurs sur internet que c’est l’ortie fraiche qui serait stimulante de l’utérus et emménagogue, pas l’ortie sèche..mais je n’ai pas retrouvé les études qui en parlent.

              Est-ce qu’on ne mélange pas les études faites avec les racines et graines avec les études faites sur les feuilles ?

               

               

              #16417
              Christophe BERNARD
              Maître des clés

                De mon point de vue, basé sur les ouvrages de référence en ma possession, les études, ainsi que la tradition, je ne pense pas qu’il y ait de problème avec une infusion d’ortie de temps en temps pour se garder minéralisé.

                Je n’ai jamais entendu parler dans nos cercles d’un effet qui pourrait être emménagogue avec ce mode de prise (une infusion de temps en temps).

                J’aimerais passer un peu de temps sur l’étude que tu nous as fournie. Les études sont importantes. Je les utilise souvent. Parfois, lorsque la tradition pèse plus lourd, du moins dans mes vues, alors je donne plus de poids à la tradition et l’expérience. Et là, il me semble que la tradition a son poids.

                L’étude a été faite avec un extrait alcoolique d’ortie et dosée à 20, 50 et 100 mg/kg. Ceci correspond, pour une femme de 60 kg, à 1,2 g, 3 g et 6 g de teinture pendant 21 jours d’affilée. En revanche, la teinture a été injectée dans le péritoine. Quel est l’effet d’une solution très alcoolique in situ, déjà ? Je ne sais pas. Ensuite, on envoie du pur in situ. Cela correspond probablement à des doses bcp plus hautes prises par voie orale.

                Dans l’étude, la prolactine n’a pas bougé d’une manière significative. Le tissu des glandes mammaires a, en revanche, changé. Dans les doses les plus fortes, il y a plus d’alvéoles. Positif ou pas ? Je ne sais pas. Qu’en déduire ? Je ne sais pas. Mais je n’ai définitivement jamais entendu dire chez une femme qu’elle sentait que ses seins gonflaient sous ortie.

                 

                Je ne connais pas hibiscus rosa-sinensis. Je n’ai pas de données à son sujet. Et effectivement, ce n’est pas H. sabdariffa. Pour sabdariffa, je me base sur l’analyse du BSH qui ne signale pas de problème aux doses habituelles. Bien que la question se pose : pourquoi recommander cette plante si l’on peut s’en passer pendant les 3 premiers mois ? Mais c’est tellement une plante utilisée dans les infusions “plaisir” que de nombreuses femmes enceintes et allaitantes ont dû en boire.

                Je cite :

                “Pregnancy and lactation : No adverse effects of large doses of hibiscus on pregnancy or fetal development were observed in several animal studies. In animals administered very large doses (1.5 or 3 g/kg) of hibiscus during pregnancy or lactation, a decrease in maternal food and water intake and associated delay in puberty in offspring were observed (Iyare and Adegoke 2008a, 2008b; Iyare and Iyare 2008).”

                #16442
                Anonyme

                  Un grand merci à tous les deux pour vos réponses détaillées et vos analyses ! je rejoins ton analyse Christophe sur la publication, c’est souvent aussi le “problème” : faire le lien in vitro – in vivo – quels dosages (souvent ultra dosés par rapport à ce que l’on utilise en pratique) et les espèces et les formes quand elles sont précisées… ! et me rassure dans ce que je pensais aussi! Merci beaucoup !!!

                7 sujets de 1 à 7 (sur un total de 7)
                • Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.