Puberté précoce

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  • #31123
    Nelly O.
    Participant

      Bonjour Christophe et toute l’équipe,

      j’aimerais aborder avec vous le sujet de la puberté précoce, une préoccupation dont on parle peu et qui me laisse un peu démunie.

      On considère puberté précoce un gonflement des seins, l’apparition de poils pubiens et parfois des règles, avant huit ans chez les filles.

      Pour ma fille, ça a commencé l’année de ses 8 ans, classe CE2.

      Son médecin lui a fait faire une radio des os du poignet, pour évaluer son âge osseux. D’après la radio, son squelette aurait 1 an de plus. Ma fille vient d’avoir 9 ans, en réalité son corps en a 10. Donc, on peut supposer qu’elle n’entre pas dans le cas de la puberté précoce et que pour les médecins, tout est OK.

      ça m’interpelle tout de même un peu. Elle finit son CE2, elle entre en CM1 en septembre prochain, je la trouve petite pour voir déjà son corps se transformer ainsi.

      Le médecin alerte sur le fait que lorsque les règles apparaissent, la croissance ralentit chez la fille. En recourant aux hormones de synthèse, on peut donc chercher à ralentir l’apparition des règles pour laisser à la jeune fille le temps de grandir. L’objectif étant d’éviter une taille adulte  trop petite.

      Personnellement, je ne veux pas donner de traitement hormonal à ma fille.

      Je suis dans la posture de laisser faire, en espérant qu’elle ne soit pas réglée trop jeune et qu’elle continue de bien grandir.

      Je me demande toutefois quelles plantes pourraient l’aider : on parle surtout des plantes qui stimulent l’apparition des règles ou qui régulent le cycle, je ne trouve aucune information sur celles qui pourraient à l’inverse ralentir le processus. Et encore, dans le cas de ma fille, on peut considérer qu’à 9 ans, on est dans un développement acceptable et que le plus simple est de ne rien faire. Mais qu’en est-il des petites filles pour qui la puberté démarre avant 8 ans? je n’ai encore jamais eu le cas au cabinet, mais il faut s’attendre à ce que ce type de consultation survienne un jour. Auquel cas, je ne saurais comment accompagner.  Quel est votre avis?

      Je précise que ma réflexion s’inscrit dans une logique d’hygiène de vie globale : faire du sport, manger bio et équilibré, limiter le sucre, éviter les perturbateurs endocriniens… mais même en faisant cela, je suis étonnée de voir ma petite se transformer si vite.

      Merci !

      Nelly

       

      #31124
      Marie N. (mnphyto)
      Maître des clés

        Coucou Nelly, ah oui tu vois je n’avais pas fini de te lire que j’écrivais sur les perturbateurs endocriniens PE…c’est vraiment difficile de les éviter…mais j’ai du mal à voir ce qui pourrait être plus efficace que de la recherche des xénoestrogènes dans l’environnement quotidien. Même en mangeant bio, par exemple si elle consomme des oeufs exclusivement de la marque bleu blanc coeur, ces derniers étant issus de poules nourries aux graines de lin, ils peuvent favoriser la puberté précoce..(une médecin phyto m’avait raconté ça). Certaines huiles essentielles sont des PE. Certaines eaux du robinet (si pas de traitement sur charbon actif) peuvent contenir des PE..

        Je n’ai jamais eu à accompagner de puberté précoce mais naturellement j’aurais aussi envie d’aider un tout petit peu le foie (MG bourgeons de romarin en microdosage par exemple 1 goutte/jour), mais voilà hélas je n’ai pas d’autres idées…attendons de voir si d’autres pro. ont des solutions… ?

         

        #31134
        Christophe BERNARD
        Maître des clés

          Bonjour Nelly,

          Je vous rejoins sur les perturbateurs endocriniens. On a des données préoccupantes sur le lien entre Bisphénol A, Phtalates, pesticides organochlorés, … et la puberté précoce. Je pense que c’est la préoccupation principale.

          C’est quasi impossible de les éviter. Du coup, il y aurait 2 axes de travail possibles :

          1. Occuper les récepteurs estrogéniques avec des activateurs plus faibles, activer les récepteurs ER-bêta plutôt que les alpha pour “tempérer” un peu les estrogènes forts. On est ici dans les phytoœstrogènes.
          2. Activer le métabolisme des estrogènes en excès. On est ici dans les plantes du foie. Et je pense qu’il faudrait aussi envisager les activateurs du CYP3A4. Donc pourquoi pas combiner un chardon-marie avec un millepertuis.

          On est “hors zone de confort” ici. En d’autres termes, je spécule et je n’ai pas d’expérience pratique pour en parler. Je ne sais pas ce que 1 signifie chez l’enfant, par exemple. On nous a longtemps fait peur sur la surconsommation de soja chez les enfants allergiques au lait de vache. OK. Mais qu’en est-il d’une consommation modérée, dans le cadre d’une alimentation équilibrée ? L’idée ici serait de rajouter un peu de tofu (fermenté idéalement – ou tempeh), de graines de lin moulues, de graines de luzernes germées, etc.

          La seule chose que je peux dire : si c’était ma fille, basé sur ma connaissance des isoflavones et lignanes, je les introduirais un peu tous les jours.

          Pour 2, outre les plantes mentionnées (et d’autres plantes du foie comme le radis-noir qui sont d’excellents activateurs hépatiques de phase 2 en particulier), regarde aussi les compléments alimentaires, type Brocosulf chez Nutrixeal, Ergydetox chez Nutergia, etc. Pour les ados, parfois une petite formule gélule, ça passe mieux.

          #31214
          Nelly O.
          Participant

            Merci beaucoup Marie et Christophe pour vos réponses. Je vais essayer la cure détox en effet, c’est une piste à explorer.

            Belle journée à vous

            Nelly

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