stress et conception

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  • #19694
    Sarah M.
    Participant

      Bonjour,

      Je souhaiterai aussi revenir sur l’histoire du stress et de la conception, du moins plutôt donner mon avis…

      Je pense qu’il faut rester prudent sur l’histoire du stress et ne pas tout mettre sur le dos du stress quand on arrive pas à concevoir. Si la femme fait des observations du cycle et que de cette manière elle confirme bien qu’elle ovule, que sa phase lutéale et suffisante etc, il n’y a pas de raison de penser que le stress ait quoi que ce soit à voir là-dedans… autrement le risque c’est de passer à côté d’autre chose comme une mutation du gène MTHFR, une carence en vitamine D, en iode, en fer, une intolérance alimentaire etc…, mais aussi, si les tests n’ont pas encore été réalisés (ce qui est censé être fait avant mais bon…) des trompes bouchée ou encore un mauvais spermogramme (et de ce point de vue là les gynéco ont tendance à sous estimer le problème parce qu’ils pensent d’abord à proposer une FIV plutôt que d’améliorer les spz. Donc parfois ils ne communiquent pas clairement le problème aux couples. Merci le patriarcat). Le risque c’est aussi de culpabiliser la femme alors que bien souvent elle fait tout bien pour que ça marche. Et de répéter c’est le stress, comme le c’est dans ta tête ou faut lâcher prise… je doute que ça apporte une vraie solution. Tout dépend comment c’est dit bien sûr… mais il y a aussi plein de couple qui n’ont jamais conçu après avoir tourné la page, lâcher prise… et plein d’autres qui ne se prenaient pas du tout la tête au départ, qui était dans un total lâcher prise et pourtant ça n’a quand même pas marché à ce moment là.

      Bref, je voulais juste modérer le fameux : “c’est le stress”, réponse trop souvent jocker alors que parfois la vraie réponse c’est “on sait pas”.

       

      Sarah

       

      #19698
      Christophe BERNARD
      Maître des clés

        Très bon point Sarah, il ne faut pas caricaturer et trop simplifier les choses non plus. Tout est important, depuis le diagnostic médical jusqu’au “je ne sais pas” car rien ne semble coller.

        En revanche, je me dois aussi de parler des cas que j’ai côtoyés et avec lesquels j’ai travaillé, et force est de constater que de mon point de vue, le stress faisait souvent partie de l’équation, ceci d’une manière significative. C’est un tout. Mais je voulais aussi en parler, car à l’inverse, j’ai constaté que certains couples qui traversent un long parcours médical n’avaient pas eu ce genre de réflexion.

        Il est donc bénéfique d’établir le stress comme l’un des paramètres possibles dans l’équation, et pas comme le joker, on est d’accord.

         

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